Economie

Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 10:13

Le salon de l'agriculture 2012 vient d'ouvrir ses portes et une des préoccupations majeure de la profession dans l'esprit de compétitivité internationale qui règne actuellement vis à vis d'une demande toujours croissante des matières premières agricoles sera sans nulle doute la future directive nitrates voulue par Bruxelles pour cet automne 2012 (1/09/12).

Cette directive propose de passer de 74 programmes départementaux à seulement 20 programmes régionaux ! De fait ne prenant pas en compte les contextes pédoclimatiques locaux ...

De plus la délimitaion des zones vulnérbales sera révisée cette année et le cahier des charges régionaux sera réévalué l'année prochaine.

En résumé des mesures plus contraignantes alors que les stocks de céréales et oléagineux français risquent d'être de plus en plus tendus dès cette année, avec de possibles dégâts de gel et des sols dans les réserves hydriques ne sont toujours pas reconstituées. 

Concernant les nouvelles méthodes proposées pour le calcul annuel de la balance azotée à l'échelle de l'exploitation peuvent poser question même si cet indicateur est plus pertinent que le plafonnement de l'apport d'azote totale.

Mais attention, car ce solde étant dépendant des aléas climatiques, nous pensons qu'il devrait être interprêté sur une moyenne d'au moins trois ans.

De plus, le projet de la directive précise que ce solde doit être inférieur ou égal à 50 kg/ha d'azote, calculé sur la moyenne de l'exploitation (objectif baisse de la concentration en nitrates).

Il faudrait que ce seuil ne soit qu'un paramètre à vérifier dans le temps et non le graver dans le marbre.

 

Episode à suivre.

 

L'équipe est de retour et prochainement, une nouvelle étape de développement pour ce blog.

 

Par Alexandre - Publié dans : Economie
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 10:22

Suite à un problème technique sur notre site portail Internet AgritechTrade, vous trouverez ci-dessous le graphique du Wheat ce lundi 12 septembre 2011 en précotation à 9h00.

Cela est aussi l'occasion pour vous annoncer prochainement la mise en place de la future rubrique concernant le marché des engrais sur notre site.

 

Wheat-12-Septembre-2011-a-9h00.png

Par Alexandre - Publié dans : Economie
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 17:27

AGRICULTURE - Cet engrais et insecticide naturel ne sera plus soumis aux mêmes contraintes que les pesticides chimiques...

Une victoire pour les défenseurs des produits naturels. Le purin d’ortie, un engrais et un inscticide naturel sera autorisé à la vente en France dans le cadre du plan Ecophyto 2018, qui prévoit de diminuer la quantité de pesticides chimiques de 50% d’ici à 2018. Le ministère de l’Agriculture devrait publier dans les prochains jours une liste de «préparations naturelles peu préoccupantes» qui seront maintenant dispensées de la procédure classique d’autorisation de mise sur le marché des pesticides chimiques.

L’ortie figurerait maintenant sur la liste européenne des «substances de base», ce qui la dispense des contrôles préalables aux autorisations de mise sur le marché. Ceux-ci sont inadaptés aux produits naturels selon leurs partisans, car ils nécessitent que le mélange soit stable et homogène mais également car ils sont très coûteux (40.000 euros par dossier).

Les jardiniers amateurs bénéficiaient jusqu’à présent d’une tolérance pour l’utilisation du purin d’ortie, mais les agriculteurs étaient passibles d’une interdiction de vendre leurs récoltes.

Source : 20 minutes le 21/04/11

Par Alexandre - Publié dans : Economie
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 12:34

l-usine-pec-rhin-a-ottmarsheim-produit-220-000-tonnes-d-eng.jpg Le groupe chimique allemand BASF veut vendre la majeure partie de ses activités engrais, dont sa participation dans Pec-Rhin à Ottmarsheim.

 

Le projet de cession d’activités jugées non stratégiques, annoncé hier par BASF, comprend l’usine d’Anvers (Belgique), qui produit plus de 2 millions de tonnes d’engrais par an, et la participation de 50 % dans Pec-Rhin, la société conjointe avec GPN (groupe Total) implantée à Ottmarsheim. Ces deux activités représentent moins de 1 % du chiffre d’affaires de BASF.

 

Construit en 1967

Le projet a été communiqué hier matin au comité d’entreprise de Pec-Rhin qui emploie actuellement 190 salariés, a indiqué Thibaud Tibéghien, le président du directoire de la joint venture franco-allemande. BASF compte finaliser la transaction au premier trimestre 2012.

Pec-Rhin produit à Ottmarsheim environ 220 000 tonnes d’ammonitrates. L’usine a été construite en 1967 au bord du Grand Canal d’Alsace pour valoriser la potasse, produit de base pour la fabrication d’engrais minéraux. Le site produit par ailleurs de grandes quantités d’ammoniac et d’acide nitrique, les deux intermédiaires nécessaires à la production d’engrais que Pec-Rhin fournit à l’usine Rhodia de Chalampé, site chimique voisin, via la société Butachimie.

« Nos activités engrais sont rentables, mais ne se situent pas au cœur de nos activités stratégiques », explique Andreas Kreimeyer, membre de la direction de BASF, responsable du segment Produits chimiques.

 

Le groupe allemand garde cependant les lignes de production de Ludwigshafen qui ont une fonction essentielle pour d’autres chaînes de valeur du site intégré.

« Notre équipe hautement qualifiée et les lignes de production très concurrentielles auront un avenir durable et créeront une valeur additionnelle avec un acheteur stratégique pour qui les engrais sont une activité phare », estime-t-il dans le communiqué diffusé par BASF, qui compte finaliser la transaction au premier trimestre 2012.

 

Kali + Salz sur les rangs

Comme les fertilisants ne sont pas non plus une activité phare pour le groupe pétrolier français Total, maison mère de GPN, les activités cédées vont sans doute être reprises par un tiers. Parmi les candidats potentiels, on cite notamment le groupe allemand Kali + Salz, producteur de potassium et de fertilisants qui a signé, en 2000, un accord pour la distribution de tous les engrais produits par BASF. Un groupe chinois serait également sur les rangs.

Premier producteur français de fertilisants, GPN, le partenaire de BASF chez Pec-Rhin, possède deux autres sites industriels, à Grand-Quevilly (Seine-Maritime), qui produit des engrais minéraux azotés nitriques, et à Grandpuits (Seine et Marne), site spécialisé dans les produits réduisant les émissions de polluants atmosphériques.

Source : L’Alsace 2/03/11

Par Alexandre - Publié dans : Economie
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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 09:26

La guerre des engrais aura lieu. Assurément

Les cours des trois différents engrais minéraux sont repartis à la hausse depuis six mois. Certes, ils sont encore loin de leur vitesse de croisière, mais ces marchés sont très prometteurs.

Devant l'importance croissante de ces intrants dans l'agriculture mondiale, ces marchés ont vu arriver depuis un an de nouveaux acteurs, souhaitant s'assurer l'accès à ces ressources, ou diversifier leurs activités.

Les nouveaux entrants sur le marché
Les Etats se sont impliqués davantage dans la production.
Après la crise alimentaire de 2008, les acteurs étatiques ont décidé de lutter contre la volatilité des cours en développant leurs productions locales et leurs réserves.


Le marché a également vu arriver les grandes minières internationales.
Décidées à investir dans un secteur familier et prometteur, ces compagnies ont lancé une série de fusions acquisitions ces derniers mois.


Animées par des objectifs très différents, ces nouveaux venus vont probablement transformer un marché jusque là extrêmement concentré et protégé.

L'objectif des Etats est double :
- Renforcer l'auto suffisance alimentaire en développant les capacités locales ;
- Profiter de la compétitivité offerte grâce à l'accès direct aux gisements.


Les Etats adoptent deux types de stratégies différentes, selon qu'ils sont ou non producteurs
Les pays consommateurs, dont l'agriculture a souffert de la volatilité des cours des engrais, cherchent à sécuriser leurs approvisionnements et investissent. C'est le cas de l'Inde et de la Chine dans la potasse par exemple.

Les pays producteurs qui souhaitant tirer profit de la hausse annoncée des cours des engrais investissent également sur le secteur. C'est le cas de l'Arabie Saoudite, du Maghreb ou encore de l'Australie sur le phosphate.

La Russie, future grande de la potasse
Le renforcement du secteur n'a pas échappé à la Russie, qui vient de se lancer également dans la bataille. L'oligarque Suleiman Kerimov a récemment pris le contrôle des producteurs russes Uralkali et Silvinit.

La fusion de ces deux sociétés créerait un leader sur le marché international de la potasse. En prolongeant la coopération avec le biélorusse Belaruskali, les trois sociétés pourraient contrôler jusqu'à 45% du marché de la potasse.

La Russie serait alors capable de cogérer le marché avec son homologue canadien. Rappelons que les prix de la potasse sont annuels ou semi-annuels, ce qui facilite l'entente sur la fixation des prix.

Sur le long terme, avantage aux pays exportateurs
L'actuelle recomposition du marché donne clairement un avantage aux pays qui seront capables d'exporter massivement leur production.

Désormais, l'avenir de l'azote et du phosphate appartient aux pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.
Sur le marché de la potasse, le Canada, la Russie et la Biélorussie continueront de dominer le marché.


Mais il n'y a pas que les Etats... les minières sont elles aussi intéressées par l'engrais.

Les minières arrivent en force sur le marché des engrais minéraux
Egalement conscientes du potentiel du marché, les grosses minières ont commencé à se diversifier dans les engrais minéraux. La stratégie suivie a été la même pour tous : la croissance externe.

Cette stratégie s'explique par les coûts élevés de mises en exploitation d'une nouvelle mine, ainsi que par des délais de mise en exploitation particulièrement longs.

Si cette restructuration du secteur a été médiatisée depuis le lancement de l'OPA de 29 milliards de dollars de BHP Billiton sur Potash Corp, fusions et acquisitions de moindre ampleur sur ce marché sont pourtant devenues fréquentes depuis un an.

Les trois premiers groupes miniers du monde ont investit dans les engrais.
L'offre d'OPA de BHP Billiton sur Potash Corp, qui produit 20% de la potasse mondiale, a suivi une première opération réalisée en début d'année, l'acquisition du canadien Athabasca Potash Inc pour 320 millions de dollars.


Sur la même période, Vale investissait dans la production d'engrais au Brésil pour 3.8 milliards de dollars, avant de se tourner aujourd'hui vers le phosphate tunisien.

Dernier à entrer sur le champ de bataille : Rio Tinto dévoile à son tour de grandes ambitions
Désireux de ne pas se laisser distancer par BHP Billiton sur le marché de la potasse, Rio Tinto serait tenté par une association avec Uralkali, le nouveau leader de la potasse russe.


En s'associant avec la Russie, qui possède 22% des réserves de potasse au monde, le groupe minier ferait contrepoids à BHP Billiton, qui contrôlerait avec Potash Corp une partie de la production de l'autre géant du secteur, le Canada.

La guerre de la potasse aura lieu
Le marché est en train de se structurer autour de deux pôles, la Russie et le Canada, où les deux plus grandes compagnies minières du monde ont investi. Mais l'irruption de ces industriels dans le secteur risque de casser la relative concorde, d'aucun dirait cartel, qui régnait sur le marché et sur ses prix.

La fin de cette concertation, annoncée par BHP Billiton en cas de succès de son OPA, mènera à une guerre des prix de la potasse, accentuée par le mouvement de concentration que connaît le marché.

En attendant que la Chine devienne un producteur majeur d'engrais, l'Inde et ses gargantuesques besoins agricoles continueront de jouer le rôle d'arbitre dans cette compétition internationale. A l'image du fer ou du charbon...

 

Source : L'Edito Matieres Premieres & Devises du 7/10/10

Par Philou - Publié dans : Economie
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